15 décembre 2009
Bottes de Noël...
C'est à leurs chaussures (aussi)
que je me rends compte qu'elles grandissent...
09 décembre 2009
1er mail...
"maman
a ce soir gros bisous
emmanuelle
moi aussi
coline"
Qu'il m'a fait chaud au coeur ce mail
reçu ce matin Ô Comptoir.
J'aime l'idée qu'elles puissent maintenant m'écrire...
03 décembre 2009
11è mois...
Je lis souvent que c'est un vilain mois.
Novembre a en général à peine le temps de commencer
que sur lui pleuvent déjà les critiques.
Pour certains il est triste comme la pluie,
pour d'autres les morts qu'il célèbre le rendent encore plus lugubre.
Et puis il y a ceux qui sans cesse le remettent à sa place.
Quoi qu'il fasse Novembre a toujours tout faux.
On ne retient de lui que le pire.
A peine a-t-il commencé qu'on lui reproche par anticipation
et sans lui laisser la moindre chance
son ciel plombé et ses interminables pluies.
A-t-il seulement l'idée de s'égayer un peu,
qu'on l'accuse de voler son temps à décembre.
Novembre est triste comme la pluie,
mais qu'il ne s'avise surtout pas de chiper les décorations de Noël à son cadet
sous peine d'être rabroué, critiqué sans ménagement.
Pourtant Novembre, moi je l'aime bien et je peux même sans mentir
pousser la provocation jusqu'à dire qu'il est mon mois préféré.
C'est peut-être parce que je suis née en son coeur,
juste en son milieu qu'il m'offre mes plus beaux souvenirs,
ceux qui ne meurent pas et qui se rappellent à moi
sans la moindre pointe de nostalgie.
C'est en novembre que j'ai fait mes plus beaux voyages,
ceux qui m'ont profondément affectée.
C'est en novembre que mon grand père est né
et en novembre que ma grand mère est morte,
elle s'est éteinte quelques jours après mon retour d'Inde,
quelques jours après que j'ai découvert Bénarès,
les rives sacrées du Gange,
les crémations et les adieux aux morts.
Mes souvenirs d'enfant ont le parfum et la couleur des jacinthes
que ma mamie m'offrait pour mon anniversaire,
le goût boisé des feux de cheminée,
des premiers marrons et des pommes de terre sous la cendre.
C'est en novembre aussi,
le lendemain de mon anniversaire que j'ai rencontré le voyageur,
tout de suite pour toujours.
C'était il y a huit ans, je crois,
c'était depuis toujours et c'est encore pour toujours.
En novembre, j'ai aussi attendu avec impatience Emmanuelle,
espérant qu'elle naisse le 25, comme mon grand père.
Elle a préféré attendre les dernières heures de son terme
et arriver le 2 décembre, hier il y a 6 ans.
En novembre 2004 enfin, juste après le 20
Nous avons décidé que c'était maintenant ou jamais
pour un deuxième enfant.
Et le sort a choisi !
C'était maintenant puisque 9 mois plus tard le 21 août
naissait Coline.
Oui décidément Novembre je l'aime bien.
Novembre c'est moi, ou tout au moins
ce qui m'est le plus cher
ceux qui me sont les plus chers...
30 novembre 2009
Variation...
Pour le premier tableau
elle m'ont demandé des fleurs, plein de petits bonbons...
Du sucré, du rose.
"C'était sûrement comme ça quand MaMie était à l'école."
"Elle avait quel âge déjà ?
Entre Coline et moi ?"
5 ans !
Idée, inspiration, matières premières,
Polline Moineau
(Le prochain, très vite d'ailleurs,
sera plus sobre...)
Il aura sans doute un peu de celui-là
Pour découvrir les merveilles d'un Curieux Petit Lieu,
chez Polline Moineau,
Il suffit de cliquer ICI !
(Deux dernières photos Polline Moineau)
A Dame Yaya...
Petit message à celle qui passe :)
T'as pas honte de me prendre par les sentiments
en te traitant de nouille...
Tu connais mon faible pour cet aliment !
Prends soin de toi, c'est la seule chose qui compte.
Douces Bises.
27 novembre 2009
Le clou de la visite...
Quand je vivais à Paris ou tout comme
je chérissais particulièrement ce sentiment,
celui de faire partie d'un tout, d'un ensemble démesuré.
Je fonctionne ainsi :
Plus j'ai la possibilité de me fondre dans l'immensité d'un univers,
plus je me sens exister, plus il me révèle.
C'est peut-être lié à mon nouveau métier.
C'est peut-être parce que je suis en boutique tous les jours,
mais pas un instant pendant notre séjour
ne nous a effleuré l'idée de regarder une vitrine,
de rentrer dans une boutique,
de faire un brin de shopping avec les filles.

Pour ce séjour là,
les promenades le nez en l'air nous ont suffit.
Prendre la mesure de l'espace parisien
sans ressentir la foule,
marcher sans fin sans avoir à revenir sur ses pas,
apprécier les parcs sans frustration,
découvrir que les deux fillettes qui ne savent plus trop
à quoi ressemble un immeuble
sont là bas aussi comme des poissons dans l'eau.
Et à titre personnel, avoir un vrai de coup de coeur
pour le Muséum d'histoire naturelle
et aussi pour la Grande Galerie de l'Evolution.
Les lieux sont tout simplement magiques.
26 novembre 2009
Là où ses yeux se posent...
Je connaissais une jeune femme très belle et très timide.
Elle était au début de sa vie d'adulte,
on m'a demandé d'être sa grande soeur, de la protéger,
de lui ouvrir aussi les clefs d'un monde qu'elle ne connaissait pas.
On aimait ma douce folie, ma fantaisie,
mais pour elle c'était mon côté rassurant, rationnel et posé qu'on préférait.
J'avais déjà le titre de directrice,
on la disait artiste et elle l'était, artiste peintre même.
Je connaissais une jeune femme très belle et très timide.
Elle n'était pas du tout à l'aise dans ce monde
qu'on lui demandait à tort d'apprivoiser.
Parfois nous partions nous promener dans Paris.
Son regard se posait toujours sur l'invisible et l'unique,
sur le détail et l'imperceptible.
Elle voyait l'extraordinaire et quand elle vous l'indiquait
vous compreniez que c'était cette infime chose qu'elle vous montrait
qui faisait la différence.
Depuis ce temps là j'aime observer où se porte le regard des femmes.
Pour un même tableau, qu'en retient chacune d'elle ?
Emmanuelle observe beaucoup, elle me raconte aussi ce qu'elle voit.
C'est étrange, elle non plus elle ne regarde pas l'immédiat,
elle va souvent au-delà.
Plus sa sensibilité s'affirme, plus j'aime là où ses yeux se posent.
Elle me surprend, je l'admire.
23 novembre 2009
Fermé pour cause...
J'ai fermé le Comptoir pour cause de grand ménage !
J'ai fait sourire les habitués qui connaissent mon goût pour le bazar.
Un Comptoir un peu mieux rangé, un peu moins bohème,
un peu plus comptoir ? Serait-ce possible ?
J'ai fermé le Comptoir pour me ressourcer,
pour mettre en scène les jolis cadeaux arrivés,
pour donner envie, pour que chaque personne qui entre
prenne du plaisir dans ma petite boutique.
A l'entrée il y aura deux oliviers,
un sapin décoré...
Al'intérieur il y aura des nuages, des gouttes de pluie, des flocons,
des anges, des bulles de douceur...

Ô Comptoir je porterai la jolie tenue confectionnée par Sabine,
un habit de fête pour faire sourire,
un habit qui me portera chance tant que je le porterai...
Comme ses tabliers qui me réjouissent chaque matin
quand je choisis celui qui m'accompagnera.
Photos et modèle de la queue de pie : Sabine aux doigts de fées.
J'ai 42 ans...
J'ai 42 ans et il m'a concocté le plus beau des anniversaires.
J'ai 42 ans et juste avant
nous nous sommes envolés avec les filles
pour quatre jours volés au temps,
pour quatre jours planant à Paris.
Pour mes 42 ans il avait réuni mes proches dans un petit bistrot parisien.
Pour une soirée que je pensais passer tous les quatre nous étions dix,
secret gardé jusqu'en haut des escaliers menant à notre table.
J'ai 42 ans et tous les matins je scrute mon visage qui se fane,
mes yeux fatigués, ma peau qui perd sa souplesse.
J'ai 42 ans et je me rappelle de mes 23 ans,
de mes premières années dans ce groupe de cosmétiques.
J'avais 23 ans j'en faisais à peine 18, j'en souffrais
et je m'étonnais que mes patrons sachent si bien me lire au delà de mon apparence.
J'écrivais pour des femmes de 42 ans,
j'écrivais du virtuel, de l'inconnu, des histoires de contours flous,
d'ovale imparfait, de beauté et de lumière intérieures.
Des histoires de temps qui passe, de femmes épanouies pourtant.
Tous les matins je repense à ces mots, à ces histoires inventées.
Tous les matins j'y repense en découvrant les marques du temps
sur mon propre visage.
Je croise mon regard dans le miroir et je me souviens de celui qui un jour
a dit que j'avais les plus beaux yeux jamais croisés.
J'avais 19 ans et j'en faisais 15.
Mon regard n'a plus rien d'extraordinaire, plus aucune beauté.
J'aime juste à penser qu'il lui reste une jolie flamme de malice,
cette fameuse lumière intérieure qui éclaire les personnes qui aiment la vie.
J'ai 42 ans.
L'autre soir je me suis assise près de la cheminée pour savourer mon whisky tourbé.
Derrière la paroi de verre, deux petits lézards s'amusaient entre les bûches de bois.
Cette année encore nous ne ramonerons pas la cheminée,
cette année encore nous ne ferons pas de feu,
la cheminée appartient aux petits lézards.
Col Tempo (Avec le temps)
Il est un superbe disque, un hommage à Léo Ferré.
F. à Léo
Je vous recommande tout particulièrement la dernière chanson,
Col Tempo...
Pour un instant de plénitude à savourer sans modération.
(pas comme le whisky !)
18 novembre 2009
Enlèvement...
Très vite j'espère trouver les mots
pour lui dire combien cet anniversaire
était sans aucun doute mon plus bel anniversaire.


































